La  Cour  formule  des  observations  sur  la  régulation  de  ce  secteur,  qui demeure inaboutie.
L’activité  des  sociétés  privées  de  sécurité se  caractérise  depuis plusieurs années par sa forte croissance. Leur nombre s’établissait à 10 650 en 2016, en augmentation continue (+ 8,6 %) depuis 2011.   Au  31  décembre  2016,  elles  employaient  167 800 salariés, soit une augmentation de 4,5 % par rapport à 2015 et de 14,3 % depuis  2011.  Les  donneurs  d’ordre  publics  (État et  ses opérateurs, collectivités  territoriales,  entreprises  publiques)  représentent  26  %  du chiffre d’affaires du secteur.
Ce secteur est marqué par des fragilités économiques et sociales : malgré une évolution  particulièrement  dynamique,  le  secteur  des activités privées de sécurité se caractérise par son atomisation (67 % des sociétés privées de sécurité n’avaient aucun salarié en 2016), sa très forte concentration  (43  %  du  chiffre  d’affaires  sont  réalisés  par  les  36  plus grandes  entreprises)  et  sa  faible  rentabilité  (environ  1%  de  marge  en moyenne).

Pour la Cour des comptes, le renforcement de la qualification et le développement de filières spécialisées sont les principales voies qui permettraient aux sociétés privées de sécurité de monter en compétences. Une formation continue obligatoire a été instituée en 2017.